« Promouvoir des solutions durables pour une planète résiliente ». La Belgique y a participé activement pour défendre le multilatéralisme environnemental et des décisions ambitieuses contribuant à relever la triple crise planétaire : changement climatique, perte de biodiversité et pollution.
Qu’est-ce que l’UNEA ?
Créée en 2012 à la suite de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement est le plus haut organe mondial de décision en matière environnementale, réunissant les 193 États membres de l’ONU. Elle se réunit tous les deux ans en vue de définir les priorités de la gouvernance mondiale de l’environnement et les grandes orientations du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Son rôle est essentiel pour relever les défis liés à la dimension environnementale de l’Agenda 2030 pour le développement durable.
Le PNUE, quant à lui, joue un double rôle : normatif, en produisant des rapports de référence et en administrant des accords multilatéraux, et opérationnel, en soutenant les pays en développement via des fonds comme le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et le Fonds vert pour le Climat.

UNEA-7 : quels enjeux cette année ?
Le thème « Promouvoir des solutions durables pour une planète résiliente » visait à accélérer les réponses efficaces pour un avenir sûr et équitable. Une planète résiliente implique :
- des écosystèmes sains,
- une utilisation efficace des ressources,
- des modes de production et de consommation durables,
- des technologies innovantes pour prévenir les risques.
Le tout reposant sur une gouvernance environnementale inclusive et sur le respect du droit humain à un environnement sain.
Les conclusions de la conférence
Lors de sa 7ᵉ session, l’UNEA‑7 a adopté 11 résolutions et 3 décisions destinées à renforcer l’action internationale pour l’environnement. L’un des résultats les plus importants a été l’approbation de la stratégie de moyen terme 2026‑2029 du PNUE et de son programme de travail 2026‑2027, des documents essentiels qui guideront les activités de l’organisation dans la seconde moitié de la Décennie d’action pour le développement durable.
Plusieurs résolutions prioritaires pour l’Union européenne ont également été adoptées. Parmi elles : une initiative du Kenya sur l’intelligence artificielle durable, qui demande au PNUE d’en analyser les bénéfices, les risques et les impacts environnementaux ; une résolution portée par la Colombie et Oman sur la gestion durable des minéraux et des métaux, permettant de poursuivre le travail international déjà engagé ; un texte de la Suisse visant à mieux encadrer les produits chimiques et déchets, notamment les métaux lourds ; et enfin une résolution du Sri Lanka encourageant davantage la participation des jeunes dans les décisions environnementales, avec une forte référence au rôle crucial de l’éducation et des compétences en matière de durabilité, soutenue par l’UE.
Malgré des divergences importantes entre pays, l’Assemblée est finalement parvenue à s’accorder sur une Déclaration ministérielle, marquant la volonté collective de renforcer la coopération internationale face aux crises environnementales mondiales

Et la Belgique dans tout ça
La Belgique a joué un rôle central dans le succès de cette assemblée. Membre du Bureau de l’UNEA‑7, elle y était représentée par Peter Maddens, Ambassadeur et Représentant permanent auprès du PNUE, en tant que vice‑président. Aux côtés de son homologue péruvienne, il a facilité les négociations de la Déclaration ministérielle, un document politique clé définissant les priorités de la gouvernance environnementale mondiale. Malgré un contexte géopolitique exigeant, la Belgique a contribué activement à son adoption.
Par ailleurs, la Belgique et l’Union européenne avaient pour objectif majeur de doter le PNUE d’une stratégie ambitieuse pour renforcer son rôle central dans le multilatéralisme environnemental. La Belgique a confirmé son engagement financier pluriannuel envers le PNUE, avec une contribution de 16 millions d’euros entre 2025 et 2028.
La promotion de l’économie circulaire demeure une priorité belge. Elle a veillé à inscrire cette thématique au cœur de la Déclaration ministérielle et des résolutions, notamment celles portant sur :
- la gouvernance des minéraux critiques et des métaux,
- la gestion des substances chimiques.
Elle a également accordé une attention particulière à la résolution sur l’intelligence artificielle durable.
D’autres sujets ont retenu l’attention de la délégation : la protection des fonds marins, la participation des jeunes à la gouvernance environnementale, la préservation des coraux, et la dimension environnementale de la lutte contre la résistance antimicrobienne.
Un exemple belge en Afrique de l’Est avec le programme “Restoration Factory” du PNUE
La Belgique soutient depuis plusieurs années le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) dans ses efforts pour l’action climatique et la restauration des écosystèmes. Parmi les initiatives phares figurant dans ce partenariat, la Restoration Factory constitue un exemple illustratif de l’impact concret de notre coopération.
Lancée au Kenya, puis reproduite en République démocratique du Congo, au Rwanda et en Tanzanie, cette initiative du PNUE vise à accompagner des entrepreneurs locaux engagés dans la restauration de terres dégradées, la conservation de la biodiversité et des solutions fondées sur la nature. Chaque année, le programme met en relation des mentors internationaux et des entrepreneurs africains afin de renforcer leurs modèles d’affaires, leur accès au financement et leur capacité à créer un impact environnemental durable.
La Belgique, en soutenant ce programme innovant, contribue à :
- créer de nouvelles opportunités économiques dans des zones rurales ;
- favoriser l’émergence de PME engagées dans la restauration écologique ;
- stimuler les investissements privés dans l’économie verte ;
- renforcer les capacités locales pour faire face à la crise climatique.
Cet exemple illustre comment notre coopération environnementale ne se limite pas à des engagements multilatéraux : elle soutient des personnes, des entreprises et des solutions concrètes, au cœur des communautés les plus exposées au changement climatique.
