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Le rapport annuel 2025 sur la coopération internationale belge et l’aide humanitaire

L’année 2025 restera comme une année charnière pour la coopération internationale belge. Marquée par une multiplication des crises — climatiques, sanitaires, sécuritaires et économiques — elle a mis en évidence l’ampleur des défis mondiaux auxquels nous faisons face. Des conflits du Soudan à Gaza, de l’Ukraine au Sahel, des millions de personnes continuent d’être affectées, déplacées ou plongées dans des situations de grande vulnérabilité. Aujourd’hui, près de deux milliards de personnes vivent dans des contextes fragiles.

Dans ce contexte, la coopération belge a dû s’adapter. Malgré une réduction de 25 % de son budget, elle a poursuivi son action avec un objectif clair : préserver l’essentiel et concentrer les moyens là où ils peuvent réellement faire la différence. Ce travail de priorisation, mené en étroite concertation avec les acteurs du secteur, a permis de maintenir la cohérence de l’action et de rester fidèle aux principes de partenariat, d’écoute et de respect mutuel.

Un cap stratégique dans un monde en mutation 

L’année 2025 a aussi été celle d’une clarification stratégique importante. Face à un monde en mutation et à des ressources plus limitées, la Belgique a choisi de recentrer son action sur des priorités où son expertise peut générer un impact durable et tangible. 

Ce choix s’inscrit dans une conviction forte : investir dans la coopération internationale et l’aide humanitaire, c’est investir dans la prévention. Prévenir les crises, limiter leurs impacts et renforcer la résilience permet de réduire les coûts humains, économiques et sécuritaires à long terme — pour les pays partenaires comme pour la Belgique et l’Europe. 

 

Quatre priorités au cœur de l’action belge 

Le rapport 2025 met en lumière l’action de la Belgique autour de quatre grands axes. 

Le climat constitue une priorité majeure. Ses impacts frappent d’abord les populations les plus vulnérables, tout en affectant également l’Europe. La Belgique agit en soutenant la protection de la biodiversité et des écosystèmes, en renforçant l’adaptation des communautés face aux changements climatiques et en accompagnant la transition vers des systèmes alimentaires durables et inclusifs. 

Un exemple concret est le soutien à des programmes agricoles innovants qui développent des variétés de cultures plus résistantes au climat : ces innovations augmentent les revenus des agriculteurs locaux tout en contribuant à stabiliser les marchés alimentaires mondiaux. 

La santé mondiale, en tant que bien public global, est un autre pilier central. Dans un monde interconnecté, les crises sanitaires dépassent rapidement les frontières. La Belgique œuvre au renforcement des systèmes de santé, au développement de capacités locales de production de médicaments et de vaccins, et à la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs. 

Par exemple, le soutien au transfert de technologie pour la production locale de vaccins permet à des pays partenaires de devenir plus autonomes face aux pandémies, tout en renforçant la sécurité sanitaire mondiale. 

La stabilité est essentielle pour des sociétés résilientes et inclusives. La coopération belge soutient la bonne gouvernance, l’état de droit, les droits humains et le développement économique local. Ces éléments contribuent à réduire les inégalités, renforcer la cohésion sociale et prévenir les crises. La stabilité est également étroitement liée aux dynamiques migratoires et aux défis structurels tels que la pauvreté et le changement climatique. 

Un exemple concret est le soutien à une entreprise locale active dans les intrants agricoles durables, accompagnée à différentes étapes de sa croissance par l’expertise et des financements belges. En renforçant une chaîne de valeur locale, cette approche crée des emplois, améliore la productivité agricole et réduit la dépendance aux importations, contribuant ainsi à une plus grande stabilité économique, à une meilleure sécurité alimentaire et à une réduction des tensions sociales. 

Enfin, l’aide humanitaire reste indispensable dans un contexte où les besoins ne cessent de croître. En 2025, la Belgique a maintenu son budget humanitaire à 170 millions d’euros, avec une forte part de financements flexibles. Son action met l’accent sur la protection des populations, l’accès à l’aide, l’égalité de genre et l’approche nexus humanitaire, développement, paix. 

Un exemple concret est la réponse rapide à l’ouragan Melissa dans les Caraïbes : grâce aux financements flexibles soutenus par la Belgique, des fonds ont pu être mobilisés immédiatement, permettant aux partenaires humanitaires de fournir sans délai une aide vitale. Cette rapidité d’intervention a permis de limiter l’aggravation de la crise et de réduire les coûts humains et matériels à long terme. 

 

Vers des partenariats renforcés 

Dans un monde où le multilatéralisme est parfois remis en question, la coopération belge continue de miser sur des partenariats solides et inclusifs. Les dynamiques internationales, comme la Conférence sur le financement du développement à Séville, témoignent de l’importance croissante de nouvelles formes de coopération, fondées sur un partage des responsabilités et une mobilisation élargie des ressources. 

La Belgique s’inscrit pleinement dans cette approche en mobilisant l’ensemble de ses partenaires — acteurs publics, société civile, institutions multilatérales et secteur privé — pour répondre aux défis globaux. 

 

Construire l’avenir 

Si 2025 a été l’année des choix difficiles, 2026 s’ouvre comme une phase de construction. Les bases sont posées pour une coopération plus ciblée, plus cohérente et plus efficace. 

Ce rapport témoigne d’un engagement constant : contribuer à un monde plus stable, plus juste et plus durable, au bénéfice de tous. 

👉 Consultez le rapport annuel 2025 : Rapport annuel DGD 2025